L’art du verre : quand le feu sculpte l’âme par Eliott Cheriaux

L’art du verre : quand le feu sculpte l’âme par Eliott Cheriaux

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Le verre, c’est l’artisanat total : il exige tout de nous — le feu, le souffle, le corps — et en retour, il révèle ce que nous sommes, en profondeur.

Il y a des vocations qui brûlent lentement… et d’autres qui explosent comme un four de verrier. Pour Eliott Cheriaux, tout a commencé par un objet coup de cœur. Une forme, une transparence, un éclat. Puis l’appel du verre. Comme une addiction. Incontrôlable, viscérale.

Le verre est, selon lui, l’artisanat le plus exigeant. Car pour le maîtriser, il faut tutoyer tous les autres : le bois pour les outils, la céramique pour le four, la chimie pour les couleurs… et la patience pour les gestes. Chaque pièce est une danse avec le feu, un corps à corps entre matière incandescente et souffle intérieur.

Eliott utilise notamment la technique du roll-up, où il assemble des baguettes torsadées sur pierre réfractaire avant de les souffler pour former vases ou verres, bulles figées de poésie. Mais son travail ne s’arrête pas là : à Paris, il a appris une technique inspirée de la bijouterie développée par Chanel, liant le cuivre au verre fondu au chalumeau. Résultat : des bijoux vibrants, délicats, toujours sur mesure. Il propose également des verres de différentes formes et couleurs, ainsi que des vases de tous formats, même miniatures.

À Simandre ou en Bretagne, il transmet avec passion ces gestes rares lors d’ateliers et de stages, ouvrant les portes de ce métier d’art à tous ceux qui osent approcher la flamme.

Car souffler le verre, c’est aussi souffler sur soi. “Notre corps devient un outil”, dit-il. À travers chaque pièce, il interroge le lien entre geste, conscience et matière. Et ce questionnement-là, personne ne pourra jamais le souffler.

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