François Carrière de Glencoe – Artiste peintre

François Carrière de Glencoe – Artiste peintre

2023-Red-Right-Hand-100X100-techinque-mixte-300

« Sans émotion, il n’y a pas de vie. »

Chez François Carrière de Glencoe, la peinture n’est pas née d’une ambition de carrière, mais d’une nécessité. Infirmier à domicile, très investi dans la vie syndicale, il prend sa retraite en 2021 et se retrouve soudain face au silence laissé par une vie jusque-là menée à cent à l’heure. Une période de dépression suit. En complément de son traitement, il revient alors instinctivement vers ce qui, adolescent déjà, lui servait de soupape : le dessin.

Autodidacte, François expérimente. Il peint d’abord au café, teste le gesso épais, le tissu, le papier froissé, cherche les réactions de la matière et accepte encore volontiers la part du hasard. Une exposition consacrée à Van Gogh, qu’il admire profondément, fait ensuite entrer la couleur dans son univers. Les paysages apparaissent, dans des tonalités impressionnistes, tandis que les expositions se multiplient à partir de 2023.

Mais derrière la matière, il y a surtout l’émotion. Celle que François considère comme une énergie vitale, une conviction nourrie notamment par sa pratique passée du bouddhisme tibétain. Longtemps, ses toiles ont accueilli ce qui était trop douloureux pour rester en lui. Aujourd’hui, elles savent également raconter les moments heureux.

Avant même de prendre ses pinceaux, François écrit. Une phrase, une idée, parfois la vision presque entière du tableau : le verbe constitue son premier geste artistique et lui permet de retrouver, des semaines plus tard, l’émotion originelle. Puis viennent la musique, indispensable, les pâtes acryliques, le café et des couches épaisses qui donnent presque un corps à la toile.

Ces derniers temps, ce corps devient plus présent encore. Le rouge s’impose et sa peinture se fait carnée. François aime l’image de pinceaux utilisés « comme des scalpels pour aller chercher les émotions sous la peau ». Non pour choquer, mais pour remuer, pousser chacun à chercher quelque chose en lui-même.

En 2025, il prolonge cette envie de transmission en créant ART’9 puis une galerie associative. Une aventure qui l’amène également à accompagner bénévolement le travail d’Anna Kormilitsina, dont il devient l’agent et avec laquelle se construit, autour de l’art, une profonde amitié.

Car François ne parle pas d’« œuvres », mais de toiles. Des toiles pour transmettre, partager, évacuer parfois. Et continuer, surtout, à ressentir.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le
Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Comments are closed.