Catherine Ailesse – artiste peintre

Catherine Ailesse – artiste peintre

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« Je peins ce que je vois, et non ce qu’il plaît aux autres de voir. » — Édouard Manet

Catherine Ailesse est, selon ses propres mots, un peu « tombée dans la soupe Entourée dès l’enfance d’artistes, elle bénéficie du soutien de sa grand-mère paternelle et de la transmission de Marguerite et Christian, les enfants de cette dernière, tous deux peintres professionnels, qui l’initient notamment à l’art du portrait. Elle grandit avec la peinture comme une évidence. À 21 ans, elle décide d’en faire véritablement son chemin.

Autodidacte, elle fréquente néanmoins les académies du soir de Boitsfort et de Saint-Gilles, où le modèle vivant lui offre cette liberté qu’elle recherche. Elle s’inscrit également au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles pour copier les maîtres, observer leurs œuvres, comprendre le sens d’un pinceau et enrichir une maîtrise technique qu’elle ne cessera ensuite de faire évoluer.

Petits formats à l’huile, sanguine, portraits classiques puis huiles monumentales : Catherine Ailesse avance en explorant. Dès qu’une technique lui devient trop familière, l’ennui la pousse ailleurs.

Le grand format reste pourtant un territoire privilégié. Aujourd’hui, plutôt que d’imposer 70 à 100 heures de pose, elle photographie longuement ses modèles avant de choisir avec eux l’image juste. Pas de sourire figé : c’est le regard qu’elle cherche, celui qui capte une personnalité, une vibration, quelque chose d’élégant, d’atypique ou simplement d’indéfinissable. Ses personnages fixent ainsi souvent le spectateur donnant au tableau une troublante impression de vie.

Parfois, ce travail permet aussi au modèle d’apprivoiser ses propres complexes.

Disciplinée lorsqu’un portrait l’occupe, elle peint chaque jour mais sait aussi s’en échapper. Autres sujets, techniques, sculptures en carton vivement colorées : Catherine Ailesse refuse l’enfermement d’un style. Elle peint sur commande mais également par bonheur, suivant une rencontre, une muse, un visage ou simplement cette vague imprévisible que l’on appelle inspiration.

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