Ginette Trépanier – artiste peintre
« La couleur est le lieu où notre cerveau et l’univers se rencontrent. » Paul Cézanne
Chez Ginette Trépanier, créer est un besoin. Bien avant le pinceau, elle coud ses vêtements. Dentelle, broderie, tricot, tour à bois, tissage de perles de verre : tout naît de ses mains. Elle déteste la copie, ne suit aucun patron et fait tout à sa façon.
En 2004, la peinture devient un nouveau langage. Elle rencontre des peintres, rejoint une association et apprend, en autodidacte, au fil des livres et des démonstrations.
Ce besoin de tout inventer va jusqu’à la couleur. Pas question de la prendre sortie du tube : elle mélange, transforme, invente ses nuances. Quand l’acrylique sèche et fonce, elle juge s’il faut plus de lumière. Les ouvrages l’instruisent mais son meilleur professeur reste la nature qui lui enseigne l’harmonie. Elle vit parmi les fleurs sauvages, les champignons et les arbres qui nourrissent sa palette et ses formes.
Chaque tableau commence par une idée puis par des croquis. En chemin, elle change la disposition, la perspective, les tons et accueille ces détours avec bonheur. Sa recherche n’a pas de limite ; elle a appris à s’arrêter lorsque composition et couleurs la comblent. Le regard de son mari compte aussi.
Nu sur le motif, paysage, réalisme ou abstraction : elle touche à tout selon son humeur. L’abstrait lui demande plus de temps car elle aime y revenir. Rien n’y est pure spontanéité : elle repère ses erreurs et les corrige.
Sa peinture respire une joie de faire, un optimisme communicatif. Elle peint d’abord pour elle-même avec ses émotions, plutôt que par habitude. Elle y met ses tripes avec l’espoir qu’on l’aimera et le public retrouve ce qu’elle a ressenti dans ses coups de cœur. Car, pour elle, c’est l’abstrait qui raconte le plus.
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